Léona Blom : « Depuis toute petite, la mode est ma véritable passion »
C’est un bel événement que nous prépare pour le 4 juillet prochain Léona Blom, jeune créatrice franco-camerounaise, pour nous faire découvrir sa nouvelle collection « Reines des Eaux Sacrées » au travers d’un défilé de mode au Port-Marly. Rencontre avec une styliste originale qui a déjà trouvé une marraine d’exception.
Propos recueillis par Bruno Fanucchi
Cette soirée au Port-Marly, ce sera votre premier grand défilé ?
Léona Blom – Pas tout à fait. En avril 2025 à Paris, j’ai participé à Ze Défilé pour l’association Waxfashion sur le thème : « Quand la mode s’engage pour la santé des femmes. Ensemble pour lutter contre l’endométriose ». Nous y reviendrons. A La Palmeraie, douze « silhouettes » – ou mannequins – ont défilé pour mettre en lumière la marque qui porte mon nom.
En septembre dernier, j’ai été sélectionnée pour présenter mes créations à l’Africa Fashion Week de Cologne, en Allemagne. Ce fut aussi un grand moment.
Et ce 4 juillet au Port-Marly, à quelques encablures de Paris, capitale de la mode, ce sera en effet mon premier grand défilé parisien réalisé de manière autodidacte. Avec cette fois-ci, une trentaine de mannequins.

Quel est le programme de cette soirée exceptionnelle ?
Léona Blom – Il se déroulera en quatre étapes à l’Espace « Les Pyramides » du Port-Marly, dans les Yvelines, qui deviendra pour la soirée un théâtre immersif où la mode, la musique, la gastronomie et la danse se rencontreront. Ce sera une véritable célébration culturelle avec, tout d’abord, un cocktail de bienvenue qui mettra en valeur des mignardises et des mets traditionnels africains. Puis un défilé de mode proprement dit qui sera entièrement scénarisé et chorégraphié pour raconter l’histoire de ma dernière collection, suivi d’un dîner gastronomique et enfin d’un After avec une ouverture de bal par un groupe de danse. Un beau programme, comme vous le voyez.
Avec un certain nombre d’artistes…
Léona Blom – Le saxophoniste Roger Kom jouera pendant le cocktail, puis se joindra au trio de musiciens Mbappé (Etienne, Koum et Swaéli) à la clôture du défilé. Et d’autres seront présents en qualité d’invités comme la Compagnie créole qui a promis d’être là.
Tout au long de la soirée, la mezzanine de l’Espace sera par ailleurs transformée en boutique éphémère où les invités pourront découvrir les trésors de mes trois collections : L’ennemie silencieuse, Les Amazones et Les Reines des Eaux Sacrées.
« Rebecca Ayoko m’a tout de suite dit oui sans hésitation »
Léona Blom
Et la marraine de votre événement n’est autre que Rebecca Ayoko, une icône de la mode… Comment vous êtes vous rencontrées ?
Léona Blom – C’est en effet Rebecca Ayoko, qui fut la « Muse » d’Yves Saint-Laurent. Nous avons fait connaissance assez récemment, mais quand je lui ai demandé d’être la marraine de cet événement, elle a dit oui tout de suite sans hésitation. On s’est vu une première fois pour faire les photos de l’affiche et cela a accroché tout de suite.


Comme elle l’explique si bien, Rebecca, qui a triomphé sur les podiums du monde entier, veut transmettre tout ce qu’elle a reçu durant sa brillante carrière aux nouvelles générations de mannequins et de stylistes… Pour la petite anecdote, Rebecca, c’est une femme sur qui je préparai mes dossiers d’Ecole à l’époque. C’est donc un peu le destin.
Parlez nous un peu de vous et de votre soif de réussite…
Léona Blom – Née en France, j’ai commencé – après un bac scientifique – mes études par une un an et demi d’ostéopathie animale. Puis je suis rapidement revenue à mes premiers amours : la mode. J’ai donc fait un Bachelor en design de mode, puis un Master 2 de designer en direction artistique, obtenu en décembre 2024.
Comment vous est venue cette passion pour la mode ?
Léona Blom – A l’époque, quand j’étais enfant, il y avait ces petits carnets de croquis où l’on avait des silhouettes préconçues et l’on pouvait dessiner les vêtements comme on le voulait. J’étais déjà très créative et c’est quelque chose que j’aimai beaucoup. J’avais bassiné ma chère Maman pendant des mois pour avoir ce carnet de dessin et quand elle me l’a offert j’ai commencé à créer une petite marque et faire mes premiers croquis. C’est comme cela que tout a commencé à 7 ou 8 ans. Toute petite, la mode fut ma véritable passion dès le plus jeune âge.
« Cet événement va me permettre d’exprimer ma créativité »
Léona Blom
Qu’est-ce qui caractérise votre marque ?
Léona Blom – Le nom de ma marque, que j’ai créée en 2025, est un acronyme de mon nom. Il évoque la floraison qui se dit « Bloom » en anglais. Cette marque souhaite incarner le renouveau, l’éclosion et l’épanouissement personnel. Léona Blom célèbre le dynamisme et la capacité des femmes à se transformer, à s’épanouir, à créer et à s’affirmer avec grâce et authenticité. C’est l’histoire d’une femme, pour une femme, par une autre femme ! J’en ai fait mon slogan.
Et quel est son ADN ?
Léona Blom – C’est à l’Ecole, pour mon projet de Bachelor, que j’ai commencé à concevoir la marque Léona Blom. J’ai alors posé les fondements de cette histoire que je souhaitai véhiculer avec ces notions d’héritage, de partage et de transmission qui sont très importantes pour moi et que l’on retrouve d’ailleurs au sein de mon événement.
C’est aussi à cette période que naît le tressage qui est l’ADN fort visuel de ma marque et qui me permet de travailler également pour de l’artisanat. C’est, pour moi, un supplément d’âme dans le vêtement.
Pourquoi cette collection dédiée aux « Reines des Eaux Sacrées » ?
Léona Blom – Cela s’inspire du peuple sawa, le peuple de l’eau du Cameroun dont mon père est originaire. C’est une façon de présenter mes origines et mes racines, dont je suis très fière, au reste du monde, tout simplement.
Le fait de pouvoir organiser cette fois-ci mon propre événement me permet vraiment de pouvoir avoir toute la latitude pour exprimer ma créativité et aussi toute la complexité de mon art : avec la musique et la danse qui se retrouvent avec ce que je propose. C’est tout un univers.

Pour vous, qu’est-ce qu’une diva ?
Léona Blom – C’est une femme puissante qui s’assume pleinement, à l’image par exemple de Beyoncé
Un engagement qui vous tient à cœur ?
La lutte contre l’endométriose qui me touche personnellement puisque c’est une maladie dont je suis atteinte. Ce fut d’ailleurs la raison de ma participation au Ze Défilé de Paris. C’est une belle cause qui me tient en effet à cœur et qu’il faut soutenir.
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